LE VERBE DE BACH, LA MUSIQUE DE LA BIBLE

Le Verbe de Bach, la Musique de la Bible retrouve aujourd’hui les terres genevoises qui l’ont vu naître. Créé fin 2017 au Musée international de la Réforme à l’initiative de son directeur Gabriel de Montmollin, le spectacle poursuit sa route et sera à découvrir à la Cité Bleue à Genève du 4 au 6 mai.

C’est une rencontre artistique et humaine comme la vie en fait parfois cadeau, mais au compte-goutte. L’évidence. Comme le choix du texte – LE texte par essence, le « livre des livres » – et de la musique – LA musique, celle du plus grand des plus grands. Ils avouent s’être « beaucoup manqués » depuis la création du « Verbe de Bach, la Musique de la Bible » fin 2017 au Musée de la Réforme à l’initiative de son directeur Gabriel de Montmollin. Omar Porras l’homme de théâtre et Cédric Pescia le musicien sont de retour avec cette nouvelle production.

L’essence demeure : la Bible d’un côté, la musique de Jean-Sébastien Bach de l’autre, auréolées d’harmoniques contemporaines, issues d’oeuvres ou de textes existants, qui de leur propre imagination, nourrie de l’écoute de l’autre. Car il s’agit bien et avant tout d’un dialogue, d’une rencontre, entre deux sensibilités soeurs, deux instincts connectés, portés par une confiance mutuelle jaillie au premier jour d’on ne sait où, et qui permet à l’un comme à l’autre de se dépasser, se transcender, se surprendre même.

Au seuil de ce nouveau chapitre créatif, Cédric Pescia comme Omar Porras avouent en effet s’être vus révélés à eux-mêmes, au gré de leur premier dialogue, des espaces insoupçonnés de leur personnalité. Le pianiste confie qu’il ne se serait laissé convaincre « par aucun autre qu’Omar » de dire et plus encore de chanter comme il l’a fait alors. À l’unisson, ce dernier lui répond qu’il n’est « rien de plus beau que de se laisser surprendre et même transformer par un frère jumeau qui accepte de se jeter avec soi dans le vide». Hâte d’en découvrir les nouveaux jaillissements.

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